⚠️ Pense-bête, pas un cours. Ce site est un outil personnel de révision, pas une source officielle. Avant de revoler, fais impérativement un ou plusieurs stages de reprise avec un moniteur diplômé (BPJEPS/BIA) en activité, et vérifie la réglementation aérienne à jour (espaces aériens, licence, assurance) directement auprès de la FFVL et du SIA. Certains points ici sont volontairement simplifiés ou peuvent avoir évolué depuis leur rédaction — à double-vérifier.

Le matériel

Les grandes familles d'équipement et ce qu'il faut vérifier régulièrement. Coche « révisé » sur les points que tu maîtrises, ça se garde en mémoire sur cet appareil.

La voile (aile)

  • Classifiée par norme EN (ex-DHV) : A (tolérante, débutant/loisir), B (loisir/progression, la plus répandue), C (exigeante, pilotage actif requis), D (compétition). Après 15 ans de pause, repartir sur une EN A ou B basse est le choix raisonnable le temps de retrouver les sensations.
  • Composée du caisson (structure en tissu formant le profil), des suspentes (souvent en 2 ou 3 étages : principales, intermédiaires, hautes), des élévateurs (A/B/C/D à l'avant vers l'arrière) et des freins.
  • Les élévateurs A servent aussi aux « oreilles », les C (ou trim/accélérateur selon les modèles) à des manœuvres de descente rapide.
  • Durée de vie indicative : suivant l'usage et l'exposition UV, un contrôle (« check ») en atelier agréé est recommandé tous les 100h de vol ou 1-2 ans, et obligatoire avant toute reprise après une longue pause ou un doute sur l'état du tissu/suspentage.

La sellette

  • Réglages clés : hauteur d'assise, écartement des élévateurs, inclinaison du dossier — un mauvais réglage nuit au contrôle en virage et au confort au décollage/atterrissage.
  • Protection dorsale obligatoire en pratique : mousse ou airbag (se gonfle à l'accélération de l'air, donc moins protecteur si la chute est verticale/sans vitesse horizontale).
  • Poche de parachute de secours intégrée, avec poignée accessible des deux mains si possible.
  • Sangle de poitrine (speed bar / accélérateur) et sangle ventrale à vérifier avant chaque vol.

Le parachute de secours

  • Types principaux : rond (classique), en croix, ou carré/directionnel (souvent plus stable et pilotable en aile de secours moderne).
  • Doit être re-plié périodiquement (généralement tous les 6 mois à 1 an selon fabricant/conditions de stockage) par une personne formée — c'est un point à vérifier en priorité avant de revoler après une longue pause.
  • L'entraînement au lancer (à sec, poignée en main, geste répété) fait partie des classiques d'un stage de reprise.

Instruments & accessoires

  • Variomètre : indique le taux de montée/descente (souvent avec altimètre et parfois GPS intégré) — indispensable pour exploiter les thermiques.
  • Radio : utile en école/site encadré pour les consignes, et en sécurité pour prévenir en cas de problème.
  • Casque homologué vol libre, chaussures montantes (protection cheville), gants recommandés selon saison.
  • Un FLARM ou équivalent anti-collision est un vrai plus sur site fréquenté (planeurs notamment).

Avant le vol

La check-list qui doit redevenir un réflexe, surtout après une pause longue.

Visu matériel

  • Voile : déploiement propre, pas de suspente emmêlée ni coincée, extrados/intrados sans déchirure ni trace d'usure suspecte, élévateurs et maillons rapides en bon état.
  • Sellette : mousse/airbag en place, sangles et boucles fermées et vérifiées une à une (fermeture ventrale = cause classique d'accident quand elle est oubliée).
  • Casque attaché, parachute de secours en place et poignée accessible.

Météo & site du jour

  • Vent au sol et en altitude (force, direction, régularité), fenêtre météo, évolution prévue sur la durée du vol.
  • Orientation du site compatible avec le vent du jour, présence d'autres pilotes, sens de la circulation sur le site.
  • Reconnaissance de l'aire de décollage et de la zone d'atterrissage (obstacles, dégagements, axes d'approche).

Plan de vol personnel

  • Prévenir quelqu'un de son vol (site, heure, durée estimée) — bon réflexe même en école/site encadré.
  • Fixer ses limites du jour (niveau, fatigue, forme physique) : après 15 ans de pause, viser des conditions calmes et un site connu/encadré plutôt qu'un site exigeant.
  • Vérifier la validité de sa licence FFVL et de son assurance responsabilité civile.

Technique de pilotage

Les gestes fondamentaux, à ne réintroduire progressivement qu'en présence d'un moniteur.

Gonflage

  • Face voile (vent faible à nul) : on avance en tirant la voile au-dessus de soi en regardant l'aile monter, on la stabilise avant de se retourner et courir vers la pente.
  • Dos voile (vent modéré à fort) : on gonfle en restant face à la voile, on la stabilise en la freinant symétriquement, puis on se retourne une fois qu'elle est stable au-dessus.
  • Un gonflage asymétrique (aile qui part d'un côté) se corrige au frein du côté qui part en avant, pas en tirant fort des deux mains.

Pilotage en virage

  • Virage induit par une combinaison frein (action principale) + report de poids dans la sellette (affine et économise l'amplitude de frein) — le pilotage « aux fesses » est central en thermique.
  • Éviter le double effet frein+sellette trop brusque en toute petite hauteur : risque de décrochage d'un côté (auto-rotation).
  • Garder toujours une main sur chaque frein en vol, mains hautes = moins de traînée, mains basses = plus de frein disponible avant décrochage.

Oreilles & accélérateur

  • Oreilles : on tire les élévateurs A externes pour refermer les extrémités de la voile → augmente le taux de chute sans trop augmenter la vitesse, utile pour perdre de la hauteur ou pénétrer dans du vent fort.
  • Accélérateur (speed bar) : augmente la vitesse de l'aile en modifiant son incidence, réduit la marge avant décrochage — à utiliser loin du relief et avec prudence en air turbulent.
  • Les deux se combinent parfois (oreilles + accélérateur) pour maximiser le taux de descente en toute sécurité, technique vue en stage, pas à improviser seul.

Décrochage & situations dégradées

  • Fermeture (aile qui se referme partiellement, souvent en turbulence) : se rattrape généralement seule, la réaction du pilote est de ne pas sur-piloter et de contrer une éventuelle rotation au frein opposé.
  • Décrochage (freins trop bas, portance perdue) : relâcher progressivement les freins pour redonner de la vitesse à l'aile.
  • Parachutale (freins maintenus bas, l'aile recule et perd toute vitesse sans forcément décrocher) : relâcher doucement pour reprendre de la vitesse.
  • Ce sont des situations qui se travaillent en SIV (Simulation d'Incidents de Vol, au-dessus de l'eau avec encadrement) — fortement recommandé avant/pendant une reprise après une longue pause.

Approche & atterrissage

  • Circuit classique façon aéronautique : vent arrière → étape de base → finale, pour arriver face au vent avec de la marge.
  • Garder de la vitesse jusqu'au sol (pas de frein excessif trop tôt), arrondi final aux freins juste avant contact pour casser le taux de chute.
  • Prévoir un plan B (zone de dégagement) si l'approche ne se présente pas bien — mieux vaut se poser ailleurs proprement que forcer une zone compromise.

Météorologie

Les mécanismes à ravoir en tête pour lire un site et une fenêtre météo.

Vent & gradient

  • Le vent est généralement plus fort en altitude qu'au sol (gradient de vent) à cause du frottement sur le relief/la végétation.
  • Brise de pente : l'air chauffé au sol monte le long du relief en journée (favorable au vol), s'inverse en fin de journée (brise descendante, thermique qui « tombe »).
  • Brise de vallée : circulation à plus grande échelle, air qui remonte la vallée en journée, redescend la nuit.
  • Rotor / turbulence dynamique : sous le vent d'un obstacle (crête, bâtiment, arbres), l'air peut être très turbulent — zone à éviter.

Thermiques

  • Formés par le réchauffement inégal du sol (rochers, cultures, bitume chauffent plus vite que forêt/eau), l'air chaud plus léger s'élève en bulle ou colonne.
  • Un cumulus qui se forme marque souvent le sommet d'un thermique (condensation) — sa base indique approximativement le niveau de condensation.
  • Cycle thermique : le déclenchement est souvent intermittent (cycles), avec des phases plus calmes entre deux départs.
  • L'air est généralement plus turbulent près du sol et en bord de thermique, plus lisse au cœur.

Stabilité de l'air

  • Air instable : favorable aux thermiques mais aussi aux développements orageux en journée (cumulus qui grossissent vite, sommets en choux-fleurs = signal d'alerte).
  • Air stable : vol plus laminaire, moins de thermiques, mais brume/inversion possible qui limite le plafond.
  • Toujours croiser plusieurs sources avant de voler : ce que je liste ici est une trame générale, pas une méthode de prévision — les outils spécialisés (type Meteo-Parapente, prévisions Meteo France aviation, sondages) restent la référence à jour.

Sécurité & réglementation

Les points à revérifier en priorité à jour, car la réglementation évolue — je ne suis pas certain que ce qui suit soit exhaustif ou parfaitement à jour, vérifie sur les sources officielles (FFVL, SIA/AIP France).

Espaces aériens

  • Classement en classes (A à G selon l'OACI) qui déterminent les règles de pénétration et les distances de visibilité/écart aux nuages — je pense que le vol libre évolue le plus souvent en espace non contrôlé (classe G) ou dans des portions dédiées, mais ça dépend fortement du site : à vérifier sur la carte VAC/OACI du secteur avant de voler.
  • Zones réglementées (P), dangereuses (D) ou interdites (R), zones militaires (type RTBA en France) : leur activation peut varier selon les jours/horaires — se renseigner avant le vol (NOTAM, SIA).

Règles de priorité en vol

  • En thermique : tous les pilotes tournent dans le même sens que celui déjà engagé (le premier arrivé impose le sens).
  • Croisement face à face : chacun dévie sur sa droite, comme sur une route.
  • Dépassement : par la droite en général, en laissant une marge confortable.
  • Le pilote qui a le relief à sa droite (vol « aile droite au relief ») est prioritaire le long d'une pente — principe classique à reconfirmer en stage, car les usages peuvent varier légèrement selon les fédérations/pays.

Procédures d'urgence

  • Cravate (une suspente ou l'extrémité de l'aile reste accrochée après une fermeture) : tenter de la dégager en tirant franchement le frein du côté fermé ; si ça ne suffit pas et que l'altitude le permet, envisager le parachute de secours.
  • Parachute de secours : décision à prendre tôt (pas en dernier recours à basse hauteur), lancer franc et loin du corps dans l'axe dégagé, puis s'accrocher et se préparer à l'atterrissage sous secours.
  • Après tout incident (fermeture sévère, secours, choc), inspection du matériel avant de revoler et déclaration à sa fédération/assurance si besoin.

Licence, assurance, carnet

  • En France, la pratique passe généralement par une licence FFVL incluant une assurance responsabilité civile — à réactiver/vérifier avant de revoler, surtout après une pause de plusieurs années.
  • Un carnet de vol (papier ou appli type XContest/GPS dédié) aide à tracer l'expérience réelle, utile aussi pour un moniteur qui évalue ton niveau de reprise.
  • Je ne suis pas sûr des montants ou conditions précises actuelles de ces licences/assurances — à vérifier directement sur le site de la FFVL.

Lexique

Vocabulaire courant, pour retrouver vite un mot oublié.

Abattée
Mouvement de l'aile qui plonge vers l'avant, souvent après une remontée ou une phase de frein relâché brusquement.
Accélérateur (speed bar)
Commande au pied qui augmente la vitesse de l'aile en réduisant son incidence.
Anémomètre
Instrument de mesure de la vitesse du vent.
Autorotation
Rotation incontrôlée de la voile suite à un décrochage asymétrique.
Cravate
Suspente ou extrémité d'aile restée accrochée après une fermeture, empêchant l'aile de se rouvrir normalement.
Décrochage
Perte de portance de l'aile quand elle dépasse son angle d'incidence critique (freins trop bas).
Élévateurs
Sangles reliant la sellette aux suspentes, groupées en rangées A/B/C/D de l'avant vers l'arrière de la voile.
Fermeture
Affaissement (partiel ou total) d'un côté ou du centre de l'aile, généralement dû à une turbulence.
Grandes oreilles
Voir « Oreilles » : repliement des extrémités de voile via les élévateurs A pour augmenter le taux de chute.
PTU
Prise de Terrain en U : circuit d'approche classique (vent arrière, base, finale) pour se poser face au vent.
Parachutale
Situation où l'aile recule et perd sa vitesse air sans forcément décrocher, freins trop maintenus bas.
Plafond
Altitude maximale atteignable ce jour-là, généralement limitée par une inversion ou la base des nuages.
Rotor
Tourbillon d'air turbulent qui se forme sous le vent d'un obstacle (crête, bâtiment, ligne d'arbres).
SIV
Simulation d'Incidents de Vol : stage encadré, généralement au-dessus de l'eau, pour s'entraîner aux incidents (fermetures, décrochages, secours).
Suspentes
Fils reliant la voile aux élévateurs, souvent répartis en plusieurs étages (principales, intermédiaires, hautes).
Thermique
Colonne ou bulle d'air ascendant, générée par le réchauffement inégal du sol.
Variomètre
Instrument mesurant le taux de montée/descente, souvent couplé à un altimètre et parfois un GPS.
Vent de gradient
Variation de la force du vent avec l'altitude, généralement plus fort en hauteur qu'au sol.
Vol libre
Terme englobant parapente, deltaplane, kitesurf etc. — disciplines aériennes sans motorisation ni ligne obligatoire au sol.
Voltige
Manœuvres acrobatiques en parapente (wingover, SAT, hélicoptère…), discipline à part nécessitant une formation spécifique.

Quiz de révision

Des questions à choix multiples pour tester ce qui reste. Le score n'est qu'un indicateur personnel — une bonne note ici ne remplace pas une évaluation par un moniteur.